La Seine

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Pilier

Vienne la nuit sonne l'heure,
Les jours s'en vont je demeure.

Images sur images

Ego mesuré

Mon propre, ma sale habitude oui, c'est de peser le pour et de mesurer le contre.
Içi je fais ma publicité, j'ouvre une fenêtre égocentrique sur mon opinion sans intérêt et vous la suggère sans malice.

Prenez soin de vous,

J.Lo
Samedi 22 mars 2008

Comment decrire Jaisalmer, la cite du desert.
Le matin il fait frais, il y a de l'air. Les rues sont calmes.
A mesure que le soleil monte, l'agitation grandit, les commercants passent le balais devant leur boutique et soulevent la poussiere dans la rue, quelques motos parcourent les rues etroites et l'air tiedit.
C'est l'air qui transforme tout. Le soleil seul n'est meme pas trop dur.
Mais l'air.
Il chauffe. La pierre blanche chauffe. La cite entiere chauffe.
En 3h la vie devient pesante, les mouvements sont penibles, comme un ete de provence sans la fraicheur de l'olivier ou des murs epais.
Ici bas, tous vivent au rythme du soleil et aux heures chaudes, la ville se repose un peu.

Nous, a la meme heure dans le desert nous dormons sous un grand arbre alors que les cameliers preparent le curry et les chapatis. Ce n'est qu'a 3h que la course peut reprendre jusqu'au soir dans les dunes.

La ville engourdie, elle, continue de heler, pour un vetement, pour un tissus, pour de l'eau ou une liste de stations de bus desservies. Le vent s' est tu pour les heures chaudes et ne reviendra qu'un peu plus tard.

Fin d'apres-midi hagards sur notre bete dodelinante, vivement le soir et les dunes hospitalieres qu'on apercoit au loin.

Alors que le soleil tombe, l'air sort de sa sieste et la brise fait voler la poussiere. Dans le desert comme en ville sur une terrasse couverte, il fait bon s'allonger et boire un tchae (the massala au lait).

Il y eut un soir, il y eut un matin et les fesses endolories, le chameau c'est deja fini.
Allons nous perdre dans les yeux bleus d'une suissesse tout le reste du jour.

par J.Lo publié dans : Information a caractere d'imprimerie
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Mercredi 19 mars 2008

Les jours a Delhi sont tres epuisants. La population est tres pauvre et vit entassee dans le centre.
Le rapport au gens est dur, meme avc la meilleur volonte du monde.
Parmis les nombreux rabatteurs que j'ai croise, il y Ashiq avec qui j'ai pris le temps de discuter un peu. Comme presque tous ceux qui viennent vous parler autour de Connaugh Place, Ashiq tente d'abord de cerner mon profil pour me vendre le tour le plus aproprie que peut faire son agence approuvee par le gouvernement.

Mais Asiq est sympatique, je veux dire au dela de la rime pratique, il est fier et veut me parler d'egal a egal. Il ne quemande pas, il veut me convaincre. Son pere musulman a pris seconde noce et a repudie femme fils et fille et aujourd'hui, Ashiq travaille pour lui et sa soeur (qui sans nul doute travaille aussi a la maison). Bref, avoir reussi a mettre un peu d'humanite dans un rapport de force    quasi constent fait du bien.

Autrement, j'ai reccupere Mathieu a l'aeroport, Mathieu qui masque comme il peut tout ce qui peut lui faire deplaisir. Rien que ces deux  jours, il a subit sans mot dire 21h de train dont une nuit a se prendre la porte du wagondans les pieds, 3h d'attente a la gare pour acheter des tickets avec les femmes qui ont la priorite ainsi que les militaires qui trichent et font scandale et enfin 1/2 d'errancedans la belle Jaisalmer.

Parceque nous somme a Jaisalmer, en plein desert du Thar.

Le desert, c'est une vegetation rare, quelque buissons et des arbres eparses. Les maisons des villages sont circulaires avec des murs de chaux et des toits de paille, ca me rappelle qqchose, peut-etre des photos de nord cameroun ou un reportage de la 5eme.

Jaisalmer,elle, est une cite fortifiee et situee sur un eperon rocheux. Les maisons et havelis a l'interieur des remparts rivalisent d'ornements, de pierres tailles, de vitres ciselees. L'activite essentielle de la ville est malheureusement tres contemporaine, il s'agit de la defense nationale puisque c'est la derniere grande ville avant le Pakistan.

Loin des grandes metropoles, l'ambiance est bon enfant, les gens ont du travail et son gentil, les enfants ne mendient pas et rigolent en vous aspergeant d'eau. Un peu de paix pour Mathieu et pour moi avouons le puisque la tension de la negociation finit par user.

J'ai pris des photos mais ici c'est le 56k, une autre fois peut-etre.

par J.Lo publié dans : Information a caractere d'imprimerie
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Dimanche 16 mars 2008
Trop facile !
Oui c'est la premiere impression dans l'avion que je me suis faite, moi le blanc bec en quete d'aventure.
Les GPs ont ete la en temps et en heure, dernier avion du jeudi soir en plein retour du MIPIM et un jump seat le vendredi matin qui s'est transforme en vrai siege apres un desistement de derniere minute.
Dans l'avion, longue discussion avec une allemande qui ressemblait beaucoup a une amie de lycee, blonde, pas tres grande, tres agreable a vivre.
Arrivee a Delhi, les pubs HSBC sont dans un premier temps les meme que celle d'Orly, on se dit qu' on est deja pas si loin. Et puis 30 seondes apres on arrive dans l' aeroport lui meme ou les draps blancs tires sur les murs cachent la misere et les filets au plafond empechent celui ci de tomber sur les agents de la douane.
J' accompagne mon allemande jusqu'au bagages, j' ai le mien facilement mais apres 1/2h d'attente du sien, elle a la presence d'esprit de faire le tour du tapis pour s'apercevoir que quelqu' un l'avait sorti du traffic.
Curieuse technique, a etudier.
Bref, Simone pour la nommer semble avoir un plant de route avec des contacts, moi je projette de dormir dans les chambres de l'aeroport.  Malheureusement ses plans sont plus compliques que prevu, pas de contact  a l' aeroport 2-3 coups de fil et finalement 2 indiens qui causent pas un mot d'anglais mais qui sont envoyes par son hotel. Pas rassuree, elle me propose de dormir dans  son hotel.
Les deux types sont vraiment pas rassurants, ils chiquent et crachent par la fenetre du Taxi, s'arretent un  moment dans un coin paume  puis une deuxieme fois pour pisser, ah non, on est arrive.
2h du mat, le recepionniste dors sur le canap' de la reception, il n'a plus de chambre alors je apprete a dormir par terre avec dans la chambre de mon hotesse.
La chambre est propre mais j'ai finalement le droit a un demi lit. Neammoins, la chaleur, les moustiques et les klaxons de tous les genres ont raison de ma nuit (ne parlons pas du decalage horaire).
Le Samedi est donc epuisant d'avance.
J'en apprends un peu plus sur Simone le matin. Son groupe est un groupe de boudhiste qui font un gnere de voyage dans les grands lieus du boudhisme jusqu' au Bouthan, ils partent de Delhi lundi.
Pour la journee elle meme, un peu de meditation le matin dans un temple boudhiste qui fait hotel et restaurant collectif. Une vraie petite communaute d'occidentaux boudhiste qui viennent pour une semaine ou 6 mois dans le but d'apprendre aupres des lamas et de mediter.
Apres la meditation, on part avec Simone et une moitie du groupe dans un centre commercial a l' indienne pas loin du KIBI (le temple en question).
La mendicite est partout, pour une premiere experience, je ne suis pas en confiance. Je vois tout de meme le guide negocier avec le taxi, je crois que j' ai compris.
Le vendeur annonce un prix, l' acheteur propose un prix different (de 20% de moins pour les choses dont le prix est connu et pour lequel la conccurence est vive a 5 fois de moins quand on vous a fait un prix de touriste occidental) , le vendeur refuse, l'acheteur dit qu' il n'achete pas, le vendeur propose un nouveua prix mais l' acheteur ne plis pas pour qu' enfin le vendeur accepte si le prix etait justement estime.
Sinon l' acheteur retentera ailleurs avec une proposition plus elevee.
L'apres midi apres avoir "medite" sur l' herbe du KIBI, nous allons ecouter l' enseignement d'un lama renomme en bilingue tibetain/anglais. Bonne occasion de confronter mes valeurs chretiennes.
Un au revoir apres, me voila a la gare de New Delhi en pleine heure de pointe, la cohue, la foule de personnes et d'echoppes, il faut marcher, filer. Je ne sais pas vraiment ou je vais mais j' avance entre les velos rickshow et les motos, les klaxon et les "tssss tsss".
Une francaise salvatrice que je rencontre a un carrefour m' amenera finalement a son hotel ou je trouve cette fois ci une chambre disons... correcte.
Apres m'etre fait indique par la demoiselle les commodites, je depose mes affaires et part manger.
De retour chez moi je m'ecroule sur mon lit.
Et une journee, une !
Ce matin, lever a 6h, lessive et lavage a l' eau froide du robinet puisue la douche ne fonctionne pas.
Les rues sont plus calmes, les magasins encore fermes. Je vais a la gare et j' achete une ceinture en passant (160 deviennent 30Rps) je vois la gare et son entassement de rickshaws, je me ballade un peu pour revenir a mon hotel. Seul point avec les cafes et restos ou on peut se poser.
S'arreter dans la rue s' est s' exposer a toutes les requetes, on ne peut jamais s'arreter.
Aujourd'hui, je vais essayer d'aller a l' office du tourisme et faire mes premiers pas dans le vieux Delhi.
par J.Lo publié dans : Information a caractere d'imprimerie
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Lundi 10 mars 2008
C'est le prix du cochon ma pt'ite dame
C'est le prix formé d'opacité
Les champs d'arguments outrageants
La purée fétide des vendeurs
Des acheteurs des vendeurs
Des acheteurs

C'est la course à la marge folle
Ils se cachent pour arracher au sol
La misère du marché
La colère du fermier

Et dans la fraîcheur de l'aube
La nouvelle gouvernance décomplexée
Piste au crack les salades de la journée
A servir toute fraîche au vingt heure

20 heure par jour ma petite dame
Il faut savoir je suis pas le magicien d'Oz
Oui c'est à toi pauvre con que je cause
J'te dit ralouf plutot que salaam

Si le pouvoir s'achète alors donnez m'en 2 baguettes
Ils filent comme les marionnettes des géants à 1000 facettes
Croulent sous les pages,
Parait que Carla est aérophage
Bling bling baby braille et balbutie

La réforme est en marche
La politique est de rigueur
La croissance avec les dents

Et derrière les setences hypocrites,
Les bras vide, la mine interdite
Rien à faire, le pouvoir est confisqué
Par les fonds défiscalisés
Et dans le fond y'a pas de lumière
Et dans le fond y'a pas d'pitié
Juste un profit sourd

Maximum
par J.Lo publié dans : Chansons communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mardi 26 février 2008
Quand les au revoirs se multiplient
et finissent en adieux
comme pour se persuader qu'il n'y en aura plus
comme pour oublier la folie qui nous submerge
quand ta peau
quand nos mains

On rejette cet amour immature
sous une pluie de baisers
il n'a pas eu la chance mais qu'importe
là il file en aiguille
quand tes lèvres
quand mes yeux

Et le vide aspire et fond
sur mes pas sans sommeil
goguenard épenché de psychotropes
mes paroles emmélées
quand ta joie
quand ton plaisir

Le coeur écrasé quand vos photos
à coté de mon bouquet
j'attends à peine à la folie
un signe de vie
quand ta voix
quand ton mail
par J.Lo publié dans : Turpitude torturée communauté : Les mots dans tous leurs états
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