Comment decrire Jaisalmer, la cite du desert.
Le matin il fait frais, il y a de l'air. Les rues sont calmes.
A mesure que le soleil monte, l'agitation grandit, les commercants passent le balais devant leur boutique et soulevent la poussiere dans la rue, quelques motos parcourent les rues etroites et
l'air tiedit.
C'est l'air qui transforme tout. Le soleil seul n'est meme pas trop dur.
Mais l'air.
Il chauffe. La pierre blanche chauffe. La cite entiere chauffe.
En 3h la vie devient pesante, les mouvements sont penibles, comme un ete de provence sans la fraicheur de l'olivier ou des murs epais.
Ici bas, tous vivent au rythme du soleil et aux heures chaudes, la ville se repose un peu.
Nous, a la meme heure dans le desert nous dormons sous un grand arbre alors que les cameliers preparent le curry et les chapatis. Ce n'est qu'a 3h que la course peut reprendre jusqu'au soir dans
les dunes.
La ville engourdie, elle, continue de heler, pour un vetement, pour un tissus, pour de l'eau ou une liste de stations de bus desservies. Le vent s' est tu pour les heures chaudes et ne reviendra qu'un peu plus tard.
Fin d'apres-midi hagards sur notre bete dodelinante, vivement le soir et les dunes hospitalieres qu'on apercoit au loin.
Alors que le soleil tombe, l'air sort de sa sieste et la brise fait voler la poussiere. Dans le desert comme en ville sur une terrasse couverte, il fait bon s'allonger et boire un tchae (the massala au lait).
Il y eut un soir, il y eut un matin et les fesses endolories, le chameau c'est deja fini.
Allons nous perdre dans les yeux bleus d'une suissesse tout le reste du jour.