La Seine

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Pilier

Vienne la nuit sonne l'heure,
Les jours s'en vont je demeure.

Images sur images

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  • C\'est pas la taille...
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Ego mesuré

Mon propre, ma sale habitude oui, c'est de peser le pour et de mesurer le contre.
Içi je fais ma publicité, j'ouvre une fenêtre égocentrique sur mon opinion sans intérêt et vous la suggère sans malice.

Prenez soin de vous,

J.Lo

Turpitude torturée

Jeudi 9 décembre 2004
Tro for, me pot yzon tous adore mon blog qui dechir !
Mem k'1 il ma di ke le je de mau ete tro for !
J've continue com sa, pour vous ! FreEStyle !!! j'vou m tro.
Fe pete le com man !
Par ShAdOwLeAdEr
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Mardi 21 décembre 2004
Mon arriere grand-mere est morte.
Hier.
Ca faisait longtemps qu'elle etait seule, donc morte, pour beaucoup. Mais la, c'est fini.
Ca me fait rien.
Alors forcement, j'ai peur.
La mort est bien sensee etre la chose la plus affreuse qui puisse nous arriver, puisque c'est la fin, la disparition, l'inexistence.

Mais quand est-elle morte vraiment ?
On se demande sans cesse quand un embrion est vivant mais sait-on quand on cesse de vivre ?
Quand le coeur s'arrete ?
Quand le cerveau s'arrete ?
Quand on ne compte plus pour personne ?
Tout ces gens s'ecroulent du haut de leurs annees dans l'oubli.
Socialement inaptes ou juste immobiles, parfois juste tristes ou solitaires.

Cette ailleule, sans rien faire, ou meme plus precisement parcequ'elle ne fera plus jamais rien, me renvoie mon image.
Regarde-toi, a l'heure de vivre comme tu seras a l'heure de n'en avoir plus envie.
Savoure ta detresse et ne fait pas de reserve, tu n'en manqueras pas.

Elle avait le coeur ferme, rempli de principes endurcis par l'age.
Elle avait la joue mole et l'oreille dure.
Elle nous disait a moitie courbee par sa tete ridee avec une voix chevrotante : "Pour tes etraines, gamin..."
Et nous repondions genes comme lorsqu'on recoit un bonbon d'un inconnu : " Merci meme !", avec un demi-enthousiasme feint et le gene de ne pas meriter.
Et elle nous posait une main tremblante sur l'epaule quand nous l'embrassions, comme pour nous signifier que les merci sont vains, qu'elle est juste fiere de nous avoir.

Pour nous remercier de notre ingratitude, elle est partie.
Sans jamais reussir a etre quelqu'un d'autre pour nous, quelqu'un qui compte.
Sans jamais trop essayer au fond...
Par Zavac
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Samedi 19 février 2005

Plus de main pour écrire
Tes sourires mes désirs
Plus d'oreille pour entendre
Tes mots doux même tendres
Même plus d'yeux pour voir
Ta foi, mon désespoir
Et trop peu de minutes
Pour emporter la lutte.

Ton coeur est mordu par les hauts
Moi je constate l'ebat
Et signe a chaque fois
La faim, de mon coeur à ma peau.

Je renonce donc,
Etant bien trop quelconque
Je t'aurais bien'aimé
Mon onguent, ma plaie.

Par J.Lo Zavac
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Dimanche 5 juin 2005
Elle se cache en moi, au chaud dans mes désirs inassouvis, dans ma solitude inassumée.
Elle remue en silence tant que je la contient, me sèche la gorge.
Je ferme les volets de la honte, les paupières de la peur et de l'indifférence.
Seul face a mon écran ou dansent et chantent des couleurs d'ailleurs, ou fuit l'humanité.
Et les yeux suspendus, le corps branlant, j'entame l'exercice insuportable et me satisfait un instant de ma maigre pitance visuelle, pour enfin m'avachir, vidé.
Vidé de mon humeur du soir, et j'éteinds les images et me couche sans un bruit, sans pouvoir m'empécher de penser aux humeurs d'hier, et à celles de demain.
Par Zavac
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Dimanche 19 juin 2005
Cachez  ce saint que je ne saurais voir.
Mon saint professeur a l'humeur taciturne, au masque sévère qui se brisait parfois sous sa moustache rigoureuse. L'évocation seule de son sourcil froncé de son humour acéré et pince-sans-rire faisait trembler les plus jeunes, qui auraient a le rencontrer plus tard et frémir les plus vieux, ex-otages de sa classe.
Il est pour moi l'image emblématique du maître, qui force le respect. J'ai même pris un plaisir certain à m'exécuter et zéler pour susciter chez lui l'admiration.
Il a eu confiance en moi. En moi petite personne qui disputait aux plus vieux des billes a la récré; En moi insinifiant gamin à la raie sur le coté et au pull de laine qui bandait ma main au ciel pour répondre à la moindre de ses interrogations; En moi, aux autres enfants si semblable.
Et il me hante ce maitre aux craies volantes du collège, au rictus et au begaiement de seconde.
Ce maître toujours un peu dur à l'image de papa mais si admiratif de ce que peut produire son enseignement, du plaisir qu'il suscite, de l'intérêt et parfois même du génie qu'il révèle.
Le saint se fendille et laisse éclater son humanité mais rayonne toujours de sa connaissance.
Alors le regard change, la pupille se contracte et absorbe toujours et encore les arabesque blanche sur des tableaux noirs, et la main note, avide ces symboles, en encre noire sur une feuille blanche.
Et l'humain désormais, d'une lumière plus douce, montre le chemin, et éclaire les nuits. Devenu la moitié d'un saint, il nous livre le secret. Il est caché dans ses pages.
Sans nous en rendre compte, nous avons nous aussi commencé a briller, d'un hallo encore hésitant.
Mais déjà, on nous abandonne au monde, on nous demande de l'éclairer alors qu'un coup de vent nous fait vaciller.
Alors je chante pour me rassurer et j'écoute chanter pour respirer.
J'écoute, Camille, Antony, Andrew, Pauline et Damien.
Leurs voix douces m'irradient et m'écrasent.
J'ai pris un coup de soleil sur l'épaule.
Par Zavac
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