La Seine

Juillet 2008
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Pilier

Vienne la nuit sonne l'heure,
Les jours s'en vont je demeure.

Images sur images

Ego mesuré

Mon propre, ma sale habitude oui, c'est de peser le pour et de mesurer le contre.
Içi je fais ma publicité, j'ouvre une fenêtre égocentrique sur mon opinion sans intérêt et vous la suggère sans malice.

Prenez soin de vous,

J.Lo
Lundi 30 juin 2008
Le gouvernement Français annonce que la présidence Française de l'Union Européenne se déroulera avec humilité et écoute.

C'est très drôle ça !
De constater que la légitimité du scrutin Français offre au gouvernement le droit tacite de faire preuve d'arrogance et d'obstination et qu'il se sente obliger d'annoncer au reste du monde que sa manière de diriger l'Europe sera différente !
Dur comme grand écart, dur à croire.
J'aurais tant aimé ne pas avoir besoin de publicité forcé.
J'aurais tant aimé que du visage de cet homme se dégage une sérénité et une bienveillance, ça aurait été tellement plus facile de se laisser berner.
Mais cet ogre avance à visage à peine couvert et avoue dans un simple rictus énergique à la fois arrogance et impuissance.
Allez, avale ta troisième page de pub, sur la croissance, sur le pouvoir d'achat, fait confiannnccccccce !
Triste sir.
par J.Lo publié dans : Acte eu alité, brulant, tout mort-né
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Mercredi 21 novembre 2007
Rrraaaaaaaaaaaaaahhh !!!!!!!!!!!

cours voler les pierres de satan
et si tu peux craque les portes en passant
fait saigner les fleurs de bonheur
et crever les soirs de couleurs

vienne la nuit sonne l'heure
les riches pissent les pauvres pleurent

lutte sans merci tu es la braise de la masse
souffle fort sur tes amis et laisse leur de la place
de brûler plus fort dans le chaos et les bruits
d'éclairer de leur âme les coulisses de la nuit

car elle vient la nuit et sonne l'heure
les riches pissent les pauvres pleurent

résiste à la fiction du canard d'assault
ne vend pas ta chaire à tricher les impôts
et si l'élite t'allumes en sniper
prend une pierre noire et fait monter la clameur

vienne la nuit sonne l'heure
les riches pissent les pauvres pleurent

sors donc de ta cachette de ta planque douillette
viens montrer ton corps percé et la couleur de ta crète
danse comme un sauvage au son des mascarades
et avec tes frères rejoint la parade

vienne la nuit sonne l'heure
les riches pissent les pauvres pleurent

douce
elle a le goût des 20 ans
elle infuse en bouillant
la révolte
la révolte
c'est maintenant
par J.Lo publié dans : Acte eu alité, brulant, tout mort-né
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Lundi 18 décembre 2006
Je n'en peux plus.

Face au néant des idées qui habite mon cerveau télévidé, des figures animées dansent une mélopée d'yeux doux et de carisme de JT.
Les jeux d'ombres et d' influences déguisés en joutes fades de mots convenus, à la force mille fois retenue.
Et moi pauvre insecte du suffrage direct incapable de juger mes semblables arrivés, je me fait dévorer par le chien et le loup, en dindon de la farce, fou.
Allez voter ! Allez voter !
Quand rien ne peut vraiment vous décider, les statistiques y exhortent, plus nombreux l'on vote, plus le score est serré.
J'en ai la gorge.

Plus que quelques mois avant un peu de paix, en miette.
Avant un peu de guerres encombrantes le soir dans mon assiette.
Des cervelles qui explosent et le sang qui coule; à boire et à manger.
Désolé.
par J.Lo publié dans : Acte eu alité, brulant, tout mort-né
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Vendredi 25 novembre 2005
 Mauvaise nuit. Froide. J'en ai des sueurs, comme hier. J'entrouvre un oeil dans cette lumiere grise. C'est le matin, enfin. Encore. Encore un matin levé avant tout le monde.
Je me redresse doucement. Les muscles tirent, tout raides sans douleur. Dans la rue plus loin, l'engin de nettoyage bip tout ce qu'il peut. C'est sûrement lui qui m'a réveillé. Pas grand monde encore, tant mieux. J'ai moins bu hier soir histoire de pouvoir déguerpir plus tot ce matin. Et j'ai eu plus froid.
Mes cartons faits, c'est reparti. Une m'as-tu vue de 50 ans me toise en baraguinant un mépris souverain. Le regard des autres, on l'apprend a force de le subir, c'est comme le vin. Au depart, on en a peur ou honte parcequ'on se sent jugé et que c'est pas le meilleur. Et puis avec le temps, on l'apprivoise, on joue avec, on s'en saoule. Pour oublier, pour l'oublier. Et il est mauvais mais on en a besoin. On a que ça les regards. Si encore on avait des paroles, juste quelques mots. Ou meme une oreille. Mais on a que le vin pour avoir un peu chaud a coeur. Des mauvais regard mais il est trop tard. L'alcool comme la honte a tracé des sillons ou coulent vos oeillades. Alors meme la condescendance devient gouteuse. Elle nous fait exister, encore quelques jours. Encore.
Engoufré dans le premier métro. Enfin au chaud. Cette chaleur un peu humide. Des relents métalliques pour épicer mon odeur. La crasse. Mon second corps comme une pellicule invisible. Second corps collant, grattant mais aussi second visage. Car la saleté voyage jusqu'a vos yeux et s'infiltre par vos narines. Voila la misere en  50.1 avec odeur integrée. N'ai pas honte monsieur le cadre a la cravate impeccable. Regarde moi ! Regarde moi, je ne travaille pas encore. Tu n'as pas encore besoin de m'éviter des yeux pour éviter l'embarras de me laisser crever. Regarde moi bon sang !
Voila, comme ça... Avec un regard dans le vague et le visage impassible. Quand tu me regardes, tu me crée. D'un coup, comme le lapin du chapeau. Avant toi, je n'étais pas et vlan, par un simple mouvement d'oeil tu mets au monde un rejeton postmaturé.
Le cadre part, le tableau avec mais les rames se remplissent, c'est l'heure de la quete avant l'affluence. Qu'est ce que je vais bien trouver à dire aujourd'hui ?
par J.Lo publié dans : Acte eu alité, brulant, tout mort-né
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Vendredi 2 septembre 2005
7H30 du mat j'emerge  a peine, c'est la sonnerie de mon reveil pour ce matin c'est la deuxieme.
Je sort de mon grand lit la tete en portefeuille et comme chaque vendredi ma semaine fait le deuil.
7h30 du mat' j'allume la radio c'est la rumeur du monde ou juste un flash info
J'menfonce dans mon canap' insouciant de la veille, du barbeuk sur la plage et que c'est jour de paye
7h30 du mat' vous sortez tous de la, c'est la rentree je m'en fout t'as jamais ete chez toi
Deux trois coups de matraque et prends vite tes affaires, t'as 5 minutes, ta vie moi j'en ai rien a faire
7h30 du mat' on evacue les squat, a Paris ville lumiere, les gens qui passent s'en battent
Tu veux dormir ce soir debrouille toi comme tu veux les grands s'en foutent de vous les misereux
7h30 du mat' les ministres paradent, devant la classe moyenne celle qui trouve tout fade
Souviens toi de la jungle que la vie est un combat et que tes armes ici c'est l'urne et puis basta.
par Zavac publié dans : Acte eu alité, brulant, tout mort-né
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